Les Nouvelles Editions Oswald
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Fredric Brown - Tuer pour passer le temps

FREDRIC BROWN
Tuer pour passer le temps

Titre Original : Murder Can Be Found
Date de parution originale : 1948
Le miroir obscur n° : 6
Date de parution chez Néo : 1980
Traducteur : Pierre Legentil
Nombre de pages : 177
Couverture : Jean-Claude Claeys
Sous le plein soleil d'une matinée d'août, à Broadway, un mystérieux personnage, vêtu d'un étouffant costume de Père Noël, descend d'une voiture... Introduit, quelques instants plus tard, dans le bureau du directeur d'une station de radio avec qui il a rendez-vous, sous le nom de... John Smith, il le tue d'un coup de revolver.

Et ce crime n'est que le premier d'une série qui frappe de stupeur et d'épouvante John Tracy, journaliste raté et passablement alcoolique qui assure à cette même station une émission mélodramatique à épisodes : il reconnaît en effet dans chaque nouveau crime l'une des séquences de la nouvelle série qu'il prépare en grand secret et qui a pour titre « Tuer pour passer le temps ». Pour lui, l'assassin n'a pu lire ses « scripts »... mais la police finit par le soupçonner à tel point qu'il en est réduit à mener sa propre enquête.

Né en 1902, mort en 1972, Fredric Brown, bien que surtout connu en France par ses romans et nouvelles de science-fiction, comme Martiens go home ! (présence du Futur, Denoël) est d'abord un auteur de romans policiers : il en écrivit 22 et plus de cent nouvelles, alors que ses romans de science-fiction ne sont qu'au nombre de 5. Mais malgré l'effort récent de la collection « Red Label », la plupart de ses œuvres policières restent inédites en français.

Il a pourtant réussi, aux Etats-Unis, à être à la fois un auteur véritablement populaire, vivant totalement de sa plume, et un écrivain apprécié par les amateurs les plus difficiles d'œuvres policières. Son art du suspense, ainsi qu'une désinvolture et un humour très personnels, constituent le mélange original et explosif qui est à l'origine de véritables chefs d'œuvre comme La nuit du Jabberwock (J'ai Lu) et... Tuer pour passer le temps.

Dans ce roman, comme dans « La nuit du Jabberwock », Fredric Brown compose un cocktail excitant d'humour et de macabre, deux genres où il excelle, pour nous donner un de ses meilleurs suspenses où sa verve s'exerce cette fois contre les milieux de la radio américaine et ses ineptes « opéras de savon » réalisés dans le seul intérêt des publicitaires qui les financent.